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Djéhouty - Hiéroglyphes - Egypte

civilisation

Décès de l'égyptologue Christiane Desroches-Noblecourt

24 Juin 2011 , Rédigé par Djéhouty Publié dans #Civilisation

Jeudi 23 juin 2011, une grande Dame vient de partir rejoindre Osiris, à l'âge de 97 ans.

http://miriampanigel.blog.lemonde.fr/files/2011/01/sous-le-regard-des-dieuxg.1295511775.jpg

C'est la lecture de ses livres qui m'a incité à faire de l'Egyptologie. Je ne peux donc que lui rendre hommage.


Veuille le Roi faire en sorte que soit satisfait Osiris, le premier des occidentaux, le grand dieu, le Maître d'Abidos, afin qu'il donne une offrande invocatoire de mille pains, mille cruches de bière, mille bovins, mille volailles, encens, onguents, tissus et toutes choses bonnes et pures, pour le Ka de la vénérable Dame, auprès d'Anubis, celui qui est sur sa montagne, l'égyptologue, inspecteur général des musées de France, Conserveteur en chef du Département des antiquités égyptiennes au musée du Louvre, Grand'croix de la Légion d'honneur, Officier de l'Ordre du Mérite, Médaille de la Résistance, Commandeur dans l'Ordre des Palmes académiques, Commandeur des Arts et des Lettres, Grand Officier de l'ordre de la Libération égyptien, Médaille d'or du CNRS en 1975, Grande Médaille d'Argent de l'Unesc, Médaille de Vermeil de la Ville de Paris, Grande Médaille d'Or de la Société d'Encouragement au Progrès, Médaille d'argent de l'Académie d'architecture, Christiane Desroches-Noblecourt, juste de voix, pour toujours et à jamais.

 

Article sur France 2:

http://culture.france2.fr/patrimoine/actu/deces-de-l-egyptologue-desroches-noblecourt-69383958.html

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Les mois Egyptien en hiéroglyphes - calendrier du Zodiaque - Dendéra

23 Mai 2010 , Rédigé par Djéhouty Publié dans #Civilisation

L'année solaire égyptienne était constituée de 12 mois de 30 jours plus 5 jours épagomènes.

 

Chaque mois comprenait 3 "semaines" de 10 jours chacune. Cette division en dizaine de jours a donné lieu aux décans. De la résulte le calendrier du zodiaque et son utilisation dans l'astrologie.

 

A savoir cependant que l'origine de l'astrologie n'est pas forcément égyptienne mais résulterait d'une fusion des cultures égyptiennes, babyloniennes et grecques.

 

Le très beau calendrier du zodiaque égyptien de Dendéra exposé au musée du Louvre date de l'époque greco-romaine.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/03/Louvre_122006_019.jpg/220px-Louvre_122006_019.jpg

Explication du Zodiaque de Dendéra sur le site du musée du Louvre

 

Le calendrier égyptien compte 3 saisons de 4 moins chacune.

 

- La saison akhet, saison de l'innondation, de mi-juillet à mi-novembre

- la saison péret, l'hiver, de mi-novembre à mi-mars

- la saison chémou, l'été, de mi-mars à mi-juillet

 

Les 4 mois de la saison AKHET en hiéroglyphes et leur translittération

 

du 20 juillet au 20 août - LION  (Osiris)

Lire l'origine du mot "canicule"

 

du 20 août au 20 septembre - VIERGE (Isis)

du 20 septembre au 20 octobre - BALANCE  (Thot)

du 20 octobre au 20 novembre - SCORPION (Isis - Selkis)

 

Les 4 mois de la saison PERET en hiéroglyphes et leur translittération

du 20 novembre au 20 décembre - SAGITTAIRE  (Shed)

du 20 décembre au 20 janvier - CAPRICORNE

du 20 janvier au 20 février - VERSEAU (le porteur d'eau)

du 20 février au 20 mars - POISSON (Nephtys)

 

Les 4 mois de la saison CHEMOU en hiéroglyphes et leur translittération

du 20 mars au 20 avril- BELIER (Amon)

du 20 avril au 20 mai - TAUREAU (Apis)

du 20 mai au 20 juin - GEMEAU (Shou et Tefnout)

du 20 juin au 20 juillet - CANCER (Khépri)

 

Des explications plus précises sur la correspondance avec les dieux égyptiens à l'adresse ci-dessous

http://www.egyptos.net/egyptos/viequotidienne/zodiaque.php

 

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La lune de miel - Une origine Pharaonique !

2 Novembre 2009 , Rédigé par Djéhouty Publié dans #Civilisation

Le terme "lune de miel" aurait pour origine la consommation de miel par le couple royale après le mariage.

Pour lire l'article, cliquez sur l'image ou sur le lien ci-dessous :

http://www.catoire-fantasque.be/Ruches/histoire-apiculture.html

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Sarcophage de Ramses III la raison de la perturbation de l'ordre des signes. Reconstitution du papyrus ayant servi de modèle

22 Juillet 2009 , Rédigé par Djéhouty Publié dans #Civilisation

La lecture de l'article de Christophe Barbotin « le voyage du soleil pendant la nuit : introduction à la septième étape » (page 92 - la voix des hiéroglyphes) concernant le sarcophage de Ramses III inv.D 1, présent au musée du Louvre avait attiré mon attention au sujet des colonnes 4, 5 et 6 dont le texte est écrit dans le désordre.

L'explication qui est donnée par Christophe Barbotin est que le papyrus aurait subit un accident puis aurait été rassemblé à la hâte, d'où le mélange du texte.

La lecture de l'article « Copie de texte à l'envers dans les tombes royales » de Florence Mauric-Barberio (Deir el-Médineh et la Vallée des Rois – édition Khéops) m'a donné l'idée de vérifier si la théorie du mélange des textes dans les tombes royales due à l'écriture rétrograde ne pouvait pas s'appliquer au mélange du texte du sarcophage de Ramses III.

Le modèle démontré par Florence Mauric-Barberio partait d'un texte en 9 colonnes écrit en un texte de 12 colonnes. De ce fait, la dernière colonne est intacte et le décalage n'apparait qu'à partir de l'avant dernière colonne.

Or dans le cas du sarcophage de Ramses III, le mélange du texte apparaît dès la dernière colonne. Ce qui m'a dans un premier temps laissé perplexe, jusqu'à ce que je comprenne que dans le cas présent, c'était l'inverse. Le texte d'origine devait avoir des colonnes plus courtes et être composé de plus de colonnes que celui du sarcophage de Ramses III.

J'ai donc pris l'hypothèse que le scribe graveur avait commencé à écrire la dernière colonne, puis ayant toujours de la place, a continué à écrire dans la même colonne sur le sarcophage, bien que le texte d'origine passe à la 5ème colonne. Lorsque lui même n'avait plus de place, il a changé de colonne et ainsi de suite.

En analysant les changements de texte et en remontant le texte de la droite vers la gauche, j'ai pu reconstituer les colonnes du papyrus d'origine qui a servi de modèle au scribe graveur pour écrire le texte sur le sarcophage. Texte qui, sur le papyrus d'origine, était bien écrit correctement, mais dans une écriture rétrograde.

On peut alors se rendre compte que le mélange du texte n'est pas dû au hasard, mais au fait que le scribe a recopié le texte en commençant par la fin comme l'explique Florence Mauric-Barberio pour les tombes royales.

Voici comment le scribe a procédé (voir figures 1 et 2) :

Le scribe a commencé par écrire la colonne 6 sur le sarcophage en recopiant la colonne 6 sur le papyrus d'origine que lui a remis le scribe (encre bleue).
Arrivé à la fin de la 6ème colonne du papyrus d'origine, il avait encore de la place pour écrire. Il est donc passé à la 5ème colonne du papyrus d'origine (encre bleue). C'est pour cette raison qu'à la fin de la 6ème colonne du sarcophage, on a le texte du début de la 5ème colonne du papyrus.

Lorsqu'il n'a plus eu de place pour écrire dans la 6ème colonne du sarcophage, il est passé à la 5ème colonne du sarcophage (encre rouge) tout en continuant à écrire le texte de la 5ème colonne du papyrus d'origine, et ainsi de suite en remontant de colonne en colonne de la droite vers la gauche.

A chaque fois qu'il y a un mélange dans le texte, ceci est dû soit à un changement de colonne dans le payrus d'origine soit à un changement de colonne sur le sarcophage.

C'est donc en procédant à un changement de colonne à chaque fois qu'une incohérence se présentait dans le texte du sarcophage que j'ai pu reconstituer les colonnes du papyrus d'origine.

Il est maintenant possible de lire le texte dans le bon sens, colonne par colonne, sur la
papyrus d'origine. La lecture se faisant de la gauche vers la droite donc dans le sens rétrograde (voir figure 2).

1 – pour se détourner d'Apophis
2 – par la magie d'Isis , « Magie
3 – de l'Ancien » est le nom de portail de ce district
4 – par lequel passe ce dieu. « Double vantail d'Osiris est le nom de
5 – ce district « Caverne mystérieuse » est le nom de l'heure (de)
6 – la nuit qui dirige ce grand dieu, qui dépèce le monstre, qui décapite l'Horrible-faciès.

Il est possible de faire la démonstration inverse et de retrouver le résultat obtenu sur le
sarcophage, à partir de ce papyrus d'origine, en suivant la méthode du scribe graveur.

Ceci montre que les erreurs dans ce texte ne sont pas dues au hasard, mais au fait que le
scribe graveur a commencé par la dernière colonne pour graver le texte en remontant de colonne en colonne sur le papyrus d'origine sans tenir compte des incohérences que cela pouvait provoquer.

Ceci rejoint donc ce qui a été montré par Florence Mauric-Barberio au sujet des tombes
royales.

Une hypothèse pour expliquer pourquoi le scribe graveur a procédé de cette façon :

Il semble qu'il ait gravé le texte dans le sens dans lequel celui-ci aurait dû être lu s'il n'avait pas été écrit dans une écriture rétrograde.

Tout laisse penser que le graveur connaissait le sens normal de lecture des hiéroglyphes, c'est à dire en allant vers eux, mais qu'il ne savait pas que dans le cas présent le texte était écrit en écriture rétrograde et qu'il devait donc être lu dans l'autre sens.

En effet, le sens d'écriture des hiéropglyphes laisse penser que le texte doit être lu de la
droite vers la gauche. Il a donc gravé le texte de la droite vers la gauche, alors que dans le cas présent et à cause de l'écriture rétrograde, le texte se lit dans l'autre sens. Cela étant la cause du mélange du texte.

   Ci-contre, le texte mélangé sur le sarcophage (figure 1).
   La traduction publiée par Christophe Barbotin est :

   4 - / par la magie d'Isis / magie / pour se détourner d'Apophis /

   5 - /cette / le nom de l'heure / sur lequel ...asse (sic) ce dieu / « double vantail d'Osiris » est le nom / « Ancien » est le nom de / portail de ce district / p... /

   6 - la nuit qui dirige ce grand dieu, qui dépèce le monstre, qui décapite l'Horrible-faciès / ce district / caverne mystérieuse.






































Ci-contre, le texte que j'ai
reconstitué (figure 2).
Je l'ai appelé : « Papyrus d'origine »

Encre bleue,
le texte de la colonne 6 sur le sarcophage

Encre rouge,
le texte de la colonne 5 sur le
sarcophage

Encre noire,
le texte de la colonne 4 sur le
sarcophage

1 – pour se détourner d'Apophis

2 – par la magie d'Isis , « Magie

3 – de l'Ancien » est le nom de portail de ce district

4 – par lequel passe ce dieu. « Double vantail d'Osiris est le nom
de

5 – ce district « Caverne mystérieuse » est le nom de l'heure (de)

6 – la nuit qui dirige ce grand dieu, qui dépèce le monstre, qui décapite l'Horrible-faciès.






















Figure 2


Cliquez sur le lien ci-dessous pour télécharger cet article au format PDF

Sarcophage de Ramses III la raison de la perturbation de l'ordre des signes. Reconstitution du papyrus ayant servi de modèle

Je précise que l'article ci-dessus résulte d'un travail personnel et n'engage que moi.

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Naissance du mot Pharaon - HATCHEPSOUT - la première des dames nobles

18 Juillet 2009 , Rédigé par Djéhouty Publié dans #Civilisation

Après son couronnement, la Reine Hatchepsout (XVIII dynastie) partageais le pouvoir avec son neveu, le Roi Thoutmisis III.
Ainsi pour tous les actes officiels, les titres des deux "rois" étaient écris, ce qui alourdissait les textes.
Afin de simplifier les choses, le mot Per-âa, qui signifie "la grande maison" qui correspond au nom du Palais-Royal a été utilisé à la place du nom des deux rois.

De Per-âa découla le nom Pharaa, puis Pharaon.

Il devint alors le titre du souverin dès l'époque de Thoutmosis III

Sources :
Hatchepsout - La reine mystérieuse - Christiane Desroches Noblecourt ; page 78

Article associé :
Cliquez sur ce lien pour voir les Plaques au nom de Thoutmosis III  et Hatshepsout exposées au musée du Louvre 



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Représentation Egyptienne aspective et non perspective

26 Juin 2009 , Rédigé par Djéhouty Publié dans #Civilisation

Ci-dessous un message en réponse à une discussion concernant la représentation du dieu Min
http://1525.aceboard.net/1525-5890-57689-0-.htm


Source :
http://www.bubastis.be/religion/dieux/min.html
 
Source :http://www.culture.gouv.fr


Bonjour,

Concernant les représentations des Egyptiens, il est a noter que les dessins ou les statues ne sont pas en perspective, mais en aspectivité. C'est à dire que les dessins ne cherchent pas à réaliser une représentation dans le temps et l'espace, mais à montrer ce qui doit l'être, même si les évènements ne sont pas liés dans le temps.

Cela veut dire que nous ne pouvons pas dire que Min tienne en même temps son phallus et son flagellum.
Le dessin ou la statue nous montre uniquement qu'il peut tenir dans sa main son phallus et qu'il peut tenir aussi tenir dans sa main le flagellum. Cette représentation est là uniquement pour montrer ces qualités et non une réalité dans le temps et l'espace.


Je m'explique. Je suis informaticien. Je vais à mon travail en voiture.
Les Egyptiens me représenteraient avec une main tenant un clavier et l'autre un volant. Pourtant à aucun moment je n'ai un volant dans une main et un clavier dans l'autre au même moment.
Mais le clavier représenterait ma fonction et le volant le moyen que j'ai de pouvoir remplir ma fonction.
C'est la différence entre une vision aspective et une vision perspective.

Ce sont les grecs qui nous ont formaté à la vision perspective et nous avons du mal à nous en séparer.

A ce sujet, vous remarquerez que les Egyptiens ne sont pas représentés de profil comme on pourrait le penser.

- La tête est de profil
- L'oeil de face
- Le ventre de profil
- Le nombril de face
- Nous voyons la face interne de la main gauche et la face interne de la main droite. c'est à dire la main droite vue de la gauche et la main gauche vue de la droite
- de même pour les pieds


Donc en quelque sorte, vous voyez les différents aspects du personnage comme si vous en faisiez le tour, mais le scribe à choisi de vous montrer uniquement les aspects importants de chaque côté.


C'est donc en quelque sorte un dessin en 3D.


Un article très intéressant concernant cette notion de perspective et d'aspectivité dans l'article : Activités artisanales dans LE MASTABA DE TI - Egypte Afrique et Orient
http://hieroglyphes.over-blog.com/article-31487841.html

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Le signe de la lune : Traditionnel et inversé

1 Mars 2009 , Rédigé par Djéhouty Publié dans #Civilisation

Le hiéroglyphe du signe de la lune "Iâh" (lune) que l'on retrouve dans les nom de "Iâhmes" (né de la lune) et "Iâhhetep" (la lune est en paix) a été inversé entre la fin de la XVIIème dynastie et l'an 18 et l'an 22 du règne d'Ahmosis (1540 - 1515 av. J.-C).

Quelle est la signification de l'inversion de ce hiéroglyphe et pourquoi a t-il ensuite été réécrit dans le bon sens ?

Est-ce la volonté d'appartenance à un clan ?

Y a t-il un rapport avec le fait que la lune retournée pourrait représenter les cornes d'un taureau ?

Quel message a véhiculé cette inversion ?

La réécriture dans le bon sens du hiéroglyphe de la lune a t-elle un lien avec la prise de pouvoir effectif du pharaon Âhmosis ?

Âhmosis aurait été pharaon entre 0 et 8 ans. Il y a donc eu une régence par le Reine Iâhhetep.
La titulature d'Ahmosis a changé entre l'an 18 et l'an 22 de son règne et intègre le nom du taureau en même temps que le retournement du hiéroglyphe.
Le nom d'Horus "Grand par les métamorphoses" est remplacé par "Taureau dans Thèbes"
Cela pourrait-il correspondre à la prise de pouvoir effectif par Âhmosis ?

Ce détail outre le fait d'aider à la datation des documents représente une enigme passionnante.

La princesse Iâhhetep (Paris, musée du Louvre, N446 entre 1600 et 1550 Av. J.C) : Le hiéroglyphes est inversé

Traduction :

Iâhhetep, juste de voix

Bague de Iâhhetep (Paris, musée du Louvre, E 7725) : Le hiéroglyphe de la lune est dans le bon sens. La bague est donc postérieure à l'an 18 ou 22 du règne D'Âhmosis
Traduction : Iâhhetep



Elément de brassard d'archer au nom d'Âhmosis (Paris, musée du Louvre, or E7168).
Le hiéroglyphe de la lune est inversé. Il date donc d'avant l'an 18.

Traduction :
Fils de Ré Âhmosis

Sources : Ahmosis et le début de la XVIIIe dynastie
Photographies : Eric DESRENTES


Il m'est venu une idée concernant l'origine du retournement du hiéroglyphes de la lune.

Christophe Barbotin nous donne une explication concernant le retour à la normal du hiéroglyphe, mais sauf erreur de ma part, il n'indique rien sur le fait que le hiéroglyphe de la lune ai été inversé.

Il m'est venu une théorie à ce sujet

Le retournement du hiéroglyphe me ferait penser non pas aux cornes du taureau, mais plutôt au hiéroglyphe N41 qui représente le sexe de la femme,  ou bien aux cornes de la vache entourant le disque solaire qui sont les l'attributs de la déesse HATHOR.

En effet, Christophe Barbotin nous dit :
"... tout se passe comme si la lune représentait le lien constitutif de la famille au pouvoir à Thèbes, le symbole de son unité et de sa cohésion"
(p 41 du livre 
Ahmosis et le début de la XVIIIe dynastie)

Il nous dit ensuite :
" Au sein de ce qui ressemble à s'y méprendre à un clan, les femmes tenaient une place centrale comme si leur était impartie la fonction d'assurer unité et cohérence à l'ensemble. On tiendra pour excellent indice le fait qu'au sein de ce groupe, elles seules ont reçu un second nom qui permet de les identifier les unes par rapports aux autres:"
(p 42 du livre 
Ahmosis et le début de la XVIIIe dynastie)

Je suggère donc que ce clan de femme au pouvoir aurait cherché à lier l'aspect féminin au dieu de la lune en retournant le hiéroglyphe. Ceci afin de montrer que ce sont elles qui sont au pouvoir vis à vis du peuple, mais surtout vis à vis du dieu Iâh (dieu de la lune).

HATHOR, signifie "Le château d'HORUS". HORUS en tant que pharaon. C'est à dire que les cornes de la vache qui entourent le disque solaire, entourent le pharaon pour le protéger.

Dans la même idée, nous aurions les cornes de la vache entourant le dieu Lune. En quelque sorte, une représentation de la déesse HATHOR, mais pour la lune. Donc une protection féminine de la royauté.

A l'inverse, lorsque Âhmosis à pris effectivement le pouvoir en l'an 18, il a à nouveau retourné le hiéroglyphe dans sa configuration d'origine afin de supprimer cette représentation féminine du pouvoir, et dans le même temps rétablir l'aspect masculin part le changement de nom dans sa titulature en y figurant le taureau.

Ceci expliquerait que le retournement du hiéroglyphe de la lune dans le bon sens et la changement de titulature se soit passé au même moment.

Ce n'est qu'un théorie de ma part, mais qui n'est pas en contradiction avec les éléments connu à ce jour.

Alors pourquoi pas...

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Hiéroglyphes - Statue du prince Iâhmès

20 Février 2009 , Rédigé par Djéhouty Publié dans #Civilisation

   
   


Cliquez sur les images afin de pouvoir lire les hiéroglyphes.

Statue musée du Louvre (E 15 682). Cette statue est à lire en tournant autour. Il n'est malheureusement pas possible de tourner autour, vu qu'elle est collée à 10 cm du mur. J'ai d'ailleurs eu beaucoup de difficulté à photographier l'arrière. Ce qui explique le montage photographique.

Le prince Iâhmès est l'héritier du trône, mais il décède alors que la famille Royale est en pleine guerre contre les Hyksos. Il n'y a donc plus de successeur !
C'est une catastrophe pour la famille Royale. Si le Roi meurt que va-t-il se passer ?

La famille Royale fait réaliser cette statue par l'intérmédiaire de laquelle, elle demande au Prince d'Iâhmes d'être leur intercesseur auprès des dieux. Telle une lettre au mort, le Pharaon Seqenenrê, et les princesses demandent au prince Iâhmès qu'il accorde "toute sorte de bonne protection".
Vu la gravité de la situation, le prince Iâhmes fut même divinisé immédiatement après sa mort.
Il sera par la suite appelé Iâhmès-Sapaïr.

Mais, l'histoire nous apprend que le Roi Seqenenrê mouru au combat à la suite de nombreux coups de massues et de haches. Le visage de sa momie, aujourd'hui encore, est terrible à voir.

Le Pharaon Seqenenrê a t-il eu un fils ? Le Pharaon Âhmosis est-il le fils du Roi Seqenenrê ?

Toujours est-il qu'avant la montée sur le trône d'Âhmosis, intervint le Pharaon Kamosis. Ce dernier ayant semble t-il avoir un lien de parenté avec la Reine Âhhetep, fille de Seqenenrê et mère d'Âhmosis.
La généalogie de cette époque est très compliquée. Cependant, une chose est sûr, c'est qu' Âhmosis est bien de la famille, vu qu'il n'a fait l'objet d'aucune proscription après sa mort.

Âhmosis sera le premier Pharaon de la XVIIIe dynastie.

Revenons au prince Iâhmès, qu'il ne faut pas confondre avec le Pharaon Âhmosis. Iâhmès étant le nom égyptien Francisais et Âhmosis étant le nom Grec Francisais, mais ces deux noms sont totalement identiques.
Afin de ne pas confondre les deux, Iâhmès est utilisé pour le prince et Âhmosis pour le Pharaon.

Les photos nous montrent que la statue du prince Iâhmès a ses bras et ses jambes brisés. Il semble que cela ne résulte pas d'une chute, mais d'un acte délibéré fait au cours de l'antiquité.
En effet, des analyses (je n'ai pas les références) ont montré que les cassures ont été provoquées à l'aide d'outils. De plus, on peut remarquer la présence de trous près de l'épaule.
L'hypothèse avancée est que cette statue a dû à un moment de son histoire, faire peur aux Egyptiens. Ils ont voulu l'immobiliser en lui attachant autour des bras et des jambes des liens magiques afin qu'elle ne puisse plus se déplacer. L'analyse des trous aurait montrée une couleur rouge antique.
Mais cela n'a pas suffit !
Il aurait donc fallu lui briser les bras et les jambes afin qu'elle finisse par ne plus pouvoir se déplacer.

Il est à noter que la magie (Héka) faisait partie intégrante de la civilisation Egyptienne.

Pour en savoir davantage sur cette statue, ainsi que sur cette partie de l'histoire de l'Egypte, je vous recommande la lecture du livre Âhmosis et le début de la XVIIIe dynastie


Photographies : Djéhouty

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Origine du nom canicule

8 Novembre 2008 , Rédigé par Djéhouty Publié dans #Civilisation

Chienne Sothis


Source photo : http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Egypte_louvre_303.jpg

Sauf erreur de ma part, cette statue représente la petite chienne Sothis.

Cette petite chienne personnifie l'étoile du chien en Egyptien, c'est à dire l'étoile Sothis. Etoile qui est pour nous Sirius présente dans la constellation du "Grand chien", bien sûr !

Il a fini par grandir le toutou depuis tous ces milliers d'années !

L'apparition à l'horizon de cette étoile annoncaient l'arrivé de la crue du Nil, au début du mois de juillet.

Or, il faisait très chaud en Egypte au mois de juillet.

Petite chienne en latin ce dit "canicula"

La période où canicula apparaissait à l'horizon, correspondait donc à une période très chaude.

L'expression est arrivé jusqu'à nous et maintenant quand il fait très chaud, nous disons que c'est la canicule.

J'ai lu cette histoire dans un très bon livre : Le fabuleux héritage de l'Egypte

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Hiéroglyphes - Pour toujours et à jamais

24 Octobre 2008 , Rédigé par Djéhouty Publié dans #Civilisation

On rencontre souvent les hiéroglyphes ci-dessous. On peut lire :








    dou anhre mi Ra

    Doué de vie comme Ré











  djet héhé

  Pour toujours et à jamais




On est en présence de deux mots qui ont une signification d'éternité.

Pourquoi y t-il deux termes pour indiquer la même chose et surtout pourquoi sont-ils régulièrement ensemble l'un après l'autre ?

Que voulaient dire les Egyptiens par "Eternellement et Eternellement" que l'on traduit de façon plus agréable à l'oreille par "Pour toujours et à jamais" ?

On trouve le plus souvent dans la littérature que dans un cas, cela signifie une éternité "linéaire" et que dans l'autre cela signifie une éternité "cyclique".

On pourrait comparer ces deux notions à la notion de l'éternité que nous avons de notre univers.
De nos jours, nous ne savons pas si notre univers subit une expansion à l'infini ou si au bout d'un certain temps, son expansion va s'inverser.

Dans le premier cas, c'est une expansion linéaire à l'infini.
Dans le deuxième cas, l'univers subira une infinité d'expansion et de contraction ponctuée par des Big Bangs. C'est une éternité cyclique de renouvellement perpétuel.

Certains égyptologues pensent que la signification est tout autre.

Il faut savoir que la pensée des Egyptiens est "duelle". C'est à dire que l'ordre établi par le dieu créateur se caractérise par "deux choses" (Hornung). On parle du Roi de "Haute et Basse Egypte", des "deux Terres" etc.

Dans le cas de l'éternité, c'est la même chose.

On n'est pas en présence d'une éternité cyclique ou linéaire, mais dans une logique d'une "éternité du jour" et d'une "éternité de la nuit".



 "héhé" ou "néhéhé" : indique l'éternité du jour

Au centre, on a le déterminatif du soleil





"djet" : indique l'éternité de la nuit

Le hiéroglyphe représenté par un trait est le déterminatif de la terre


Afin de comprendre cette notion, il convient d'aborder les concepts de création et de renouvellement tels que les Egyptiens les concevaient

Pour les Egyptiens, la succession du jour et de la nuit était une éternelle renaissance du soleil.
Le matin, le soleil naît, parcours "l'existant", (la création) et le soir il meurt et retourne dans le "non-existant" (l'état d'origine d'avant la création), se régénère et renaît le matin suivant.

L'éternité se divise donc en deux parties :
 - Celle de la création ;  le jour ; "héhé".
 - Celle de l'état primordial, d'origine, avant la création, sous la terre, là où le soleil disparait ; "djet" .

Si l'on veut englober toute l'éternité, il faut indiquer l'éternité du jour et l'éternité de la nuit : "djet héhé" (pour toujours et à jamais).

"Djet" se rapporte donc à l'éternité du monde des morts et "Héhé" à l'éternité du monde des vivants.

Ce sont des notions difficiles à concevoir pour nous. Il faut comprendre que pour les Egyptiens :

Les puissances du chaos, d'avant la création, ne sont jamais entièrement conquises, mais provoquent un combat continu mené par les dieux dans le ciel et les enfers et essentiellement par le roi sur terre (Hornung).

C'est à dire que la création est en perpétuel création-destruction. Le soleil doit combattre la nuit pour pouvoir renaître le matin.

Tout ce qui existe s'épuise et à besoin d'être régénéré, résultat qu'il n'est possible d'atteindre que par la suppression et la négation momentanés de l'existant (Hornung).

Les Egyptiens n'avaient pas peur que le ciel leur tombe sur le tête.

Ils avaient peur que le soleil ne réapparaisse pas le lendemain matin.

C'est grâce à l'action des dieux et du roi que la renaissance pouvait se faire chaque jour et que l'ordre prenait le pas sur le chaos.

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