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Djéhouty - Hiéroglyphes - Egypte

Hiéroglyphes - Statue du prince Iâhmès

20 Février 2009 , Rédigé par Djéhouty Publié dans #Civilisation

   
   


Cliquez sur les images afin de pouvoir lire les hiéroglyphes.

Statue musée du Louvre (E 15 682). Cette statue est à lire en tournant autour. Il n'est malheureusement pas possible de tourner autour, vu qu'elle est collée à 10 cm du mur. J'ai d'ailleurs eu beaucoup de difficulté à photographier l'arrière. Ce qui explique le montage photographique.

Le prince Iâhmès est l'héritier du trône, mais il décède alors que la famille Royale est en pleine guerre contre les Hyksos. Il n'y a donc plus de successeur !
C'est une catastrophe pour la famille Royale. Si le Roi meurt que va-t-il se passer ?

La famille Royale fait réaliser cette statue par l'intérmédiaire de laquelle, elle demande au Prince d'Iâhmes d'être leur intercesseur auprès des dieux. Telle une lettre au mort, le Pharaon Seqenenrê, et les princesses demandent au prince Iâhmès qu'il accorde "toute sorte de bonne protection".
Vu la gravité de la situation, le prince Iâhmes fut même divinisé immédiatement après sa mort.
Il sera par la suite appelé Iâhmès-Sapaïr.

Mais, l'histoire nous apprend que le Roi Seqenenrê mouru au combat à la suite de nombreux coups de massues et de haches. Le visage de sa momie, aujourd'hui encore, est terrible à voir.

Le Pharaon Seqenenrê a t-il eu un fils ? Le Pharaon Âhmosis est-il le fils du Roi Seqenenrê ?

Toujours est-il qu'avant la montée sur le trône d'Âhmosis, intervint le Pharaon Kamosis. Ce dernier ayant semble t-il avoir un lien de parenté avec la Reine Âhhetep, fille de Seqenenrê et mère d'Âhmosis.
La généalogie de cette époque est très compliquée. Cependant, une chose est sûr, c'est qu' Âhmosis est bien de la famille, vu qu'il n'a fait l'objet d'aucune proscription après sa mort.

Âhmosis sera le premier Pharaon de la XVIIIe dynastie.

Revenons au prince Iâhmès, qu'il ne faut pas confondre avec le Pharaon Âhmosis. Iâhmès étant le nom égyptien Francisais et Âhmosis étant le nom Grec Francisais, mais ces deux noms sont totalement identiques.
Afin de ne pas confondre les deux, Iâhmès est utilisé pour le prince et Âhmosis pour le Pharaon.

Les photos nous montrent que la statue du prince Iâhmès a ses bras et ses jambes brisés. Il semble que cela ne résulte pas d'une chute, mais d'un acte délibéré fait au cours de l'antiquité.
En effet, des analyses (je n'ai pas les références) ont montré que les cassures ont été provoquées à l'aide d'outils. De plus, on peut remarquer la présence de trous près de l'épaule.
L'hypothèse avancée est que cette statue a dû à un moment de son histoire, faire peur aux Egyptiens. Ils ont voulu l'immobiliser en lui attachant autour des bras et des jambes des liens magiques afin qu'elle ne puisse plus se déplacer. L'analyse des trous aurait montrée une couleur rouge antique.
Mais cela n'a pas suffit !
Il aurait donc fallu lui briser les bras et les jambes afin qu'elle finisse par ne plus pouvoir se déplacer.

Il est à noter que la magie (Héka) faisait partie intégrante de la civilisation Egyptienne.

Pour en savoir davantage sur cette statue, ainsi que sur cette partie de l'histoire de l'Egypte, je vous recommande la lecture du livre Âhmosis et le début de la XVIIIe dynastie


Photographies : Djéhouty

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Bas-relief de la déesse Hathor avec Séthi Ier

16 Février 2009 , Rédigé par Djéhouty Publié dans #Nouvel Empire


Photographie : Djéhouty

Cette scène représente le Roi Sethy 1er, père de Ramses II, faisant l'amour à la déesse Hathor.

En effet, la main droite de la déesse est liée par le collier ménat à la main gauche du Pharaon. De même la main gauche de la déesse touche la main droite du pharaon et leurs pieds se touchent.

Quoi de plus naturel que de faire l'amour à la déesse Hathor, maîtresse de l'amour, de l'ivresse, de la danse, de la gaîtée, de la musique...

Regardons ce qu'il est écrit :

Les hiéroglyphes des trois colonnes de droite sont dans le mêmes sens que Séthy 1er. Elles concernent donc le Pharaon. Elles se lisent de la gauche vers la droite.

2 - Maître des deux rives (Menmaâtrê)|
3 - Maître des couronnes (Séthy-MerenPtah)|
4 - doué de vie comme Rê éternellement.

Normalement, le nom de fils de Ré de Sethy 1er est écrit de la façon suivante.  

Or sur ce bas relief, le nom est écrit avec le hiéroglyphe représentant Osiris au lieu de celui de Seth.

L'image de Seth est remplacée par celle d'Osiris car Seth est l'assassin d'Osiris, or dans la tombe le Roi est transformé en Osiris. Il n'est donc pas possible de représenter l'image de Seth dans sa tombe de peur que ce dernier l'assassine à nouveau !




1er colonne :

Les hiéroglyphes de la première colonne sont écrits dans le même sens que la déesse Hathor. Ils concernent donc la déesse Hathor.

 
La traduction est : Hathor à la tête (sur la tête) de la ville de Thèbe (Wouaset).

Au-dessus de la tête de la déesse, entre les cornes, il est écrit : Occident.


A savoir que la déesse Hathor est aussi la souveraine de l'occident. C'est à dire le domaine des morts. C'est à l'occident que le soleil se couche, c'est à dire là où il meurt.

Les cornes de la déesse n'ont évidemment rien à voir avec la signification qu'on leurs donne aujourd'hui . La déesse Hathor étant représentée par une vache, ce sont ses attributs.

Vous pouvez lire une description de ce bas-relief sur le site du musée du Louvre en cliquant sur le lien ci-dessous :
Antiquités égyptiennes : Nouvel Empire (vers 1550 - vers 1069 av. J.-C.)

PS : C'est le bas-relief que je préfère. Je le trouve sublime !

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Ahmosis et le début de la XVIIIe dynastie

7 Février 2009 , Rédigé par Djéhouty Publié dans #Lectures


Christophe Barbotin (Auteur)

Très intéressant, facile à lire. Traduction des documents et stèles dont il est discutés dans le livre.
Utile aussi bien pour les étudiants, pour l'amateur d'Egyptologie que pour le curieux de cette période où le pouvoir était essentiellement matriarcale et où les Hyksos ont été chassés d'Egypte.

Vous y décrouvrirez les Pharaons
- Senakhtenrê Taâ (Taâ I)
- Seqenenrê Taâ (Taâ II)
- Le prince Iâhmès
- Kamosis
- Âhmosis

Les Reines
- Tetichéri
- Âhhotep
- Âhhotep Néfertari

et d'autres encore
Iâhmès fils d'Abana
Iâhmès à Bouhen
...


Présentation de l'éditeur
Le Nouvel Empire égyptien, période éclatante s'il en fut, s'ouvrit vers 1540 av. J.-C. avec le règne d'Âhmosis, fondateur de la XVIIIe dynastie. Les Égyptiens du royaume de Thèbes parvinrent alors à chasser les Hyksos du nord-est du Delta et à réunifier le pays, première étape avant les brillants développements de l'époque qui a suivi. Par une critique renouvelée des sources textuelles et archéologiques, Christophe Barbotin propose un tableau de ces temps charnières, parfois différent des théories jusqu'ici admises. L'ampleur et la chronologie des événements y sont revues en profondeur tandis que les traits de mentalité spécifiques à la famille des souverains de Thèbes y sont mis en évidence. On verra enfin tout ce que l'image d'Âhmosis, libérateur du territoire, doit à l'action de son prédécesseur Kamosis, à celle de sa mère la reine Âhhotep puis à celle de son épouse, la reine Âhmès Nefertari. Étrange commencement du Nouvel Empire, tellement marqué par l'influence des femmes en général et de ces deux grandes dames en particulier...

Livre sur Amazone.fr

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